Parlons maintenant de ce moment obscur de mon passé pas si lointain sur lequel je me dois aujourd'hui de lever le voile... non, je déconne, juste mes 3 jours de vacances dans la Bretagne mère-patrie, pour les joyeusetés des fêtes familiales de fin d'année.(autocongratulations viriles pour cette capacité intrinsèque à amener du pseudo suspens)
Aujourd'hui, je ne vais pas vous raconter ma rage des néo jeunes asociaux et impromptus(mes petits cousins, seuls autres détenteurs du pouvoir sacro-saint de transmission du nom familial à travers la prochaine génération à part moi) ni de la bataille verbale épique qui nous a mené, ma chère tantine préférée hystérico-chiante et moi, à des extrémités qui auraient du échoir des années en arrière au grand dam de la famille hypocrite qui souhaitait en découdre tout autant. Bref, non, pas de ca ici messieurs (je n'ose le mesdames, connaissant seulement deux personnes de mon non lectorat et qui sont d'obédience masculine).
Revenons donc quelques semaines en arrière, dans les méandres d'un passé trouble voire tourbeux.
J'etais tranquillement (pour peu que ce mot ait une signification en ce qui concerne ma personne) allongé dans mon lit sur-moelleux (bob l'epongesque même) en train de constamment nager pour me maintenir à la surface et ne pas m'enfoncer dans les tréfonds obscurs du matelas en plumes de gnou, me demandant s'il était raisonnable de sortir de dessous le lit ma bouteille de whisky, tenant vainement de me dire que cela n'en valait pas la peine.
En effet, 2 jours auparavant, je débarquais avec mon chien et ma voiture sale bien que gris métallisé, après 5h30 d'amusement béat sur l'autoroute avec mon GPS, dans la maison traditionnelle grand parentesque de Brest. Y retrouvant par la même les deux personnes résidentes ainsi que mon père écrasant et moralisateur/mystique, et ma nouvelle belle mère.
Reprenant de la vigueur au contact de l'air frais et iodé du littoral brestois, et ravi de m'éloigner pour quelques jours de cet endroit dans lequel je vis que j'execre(et par la même d'
elle qui habite si peu loin et dont la vue ponctuelle me remplit d'un désespoir amoureux profond, et de mes voisins qui peuvent de moins en moins me saquer, à tort ou à raison) ainsi que de mon boulot qui devient de plus en plus opressant, je salivais d'avance aux multiples repas superfétatoires et surtout à l'oisiveté qui allait être mienne durant ces quelques jours de repos.
Bref, la joie de ne rien foutre et de se faire nourrir comme un goret, d'avoir à disposition un frigo plein mais de devoir tout de même les jours de vacances se saquer à 7h30 pour sortir le chien que personne d'autre à part moi ne peut raisonnablement approcher sous peine de visualiser une fuite digne de speedy gonzales. J'avais tout de même pensé à m'approvisionner en liquide alcoolisé, juste au cas où mes pensées deviendraient trop opressantes et que je doive m'en dépatouiller (d'ailleurs, note, c'est quand je suis bourré que je fais vraiment le plus de conneries... harcèlement, coups de téléphones, textos,... dont j'ai tellement honte le lendemain que je n'ose allumer la bête à communiquer pendant plusieurs jours durant).
J'ai pas mal tenu, les 2 premiers jours en tout cas, comptant sur le fait que quelques apéritifs en vins à table puissent me permettre de supporter l'ambiance familiale et me permettent de dormir sans que j'y vienne ajouter ma propre réserve.
Donc, revenons-en au début, dans mon lit, en pleine hésitation. Comme tous les ans, et plus particulièrement pendant les fêtes de fin d'année ou les grandes vacances, ces chères chaînes de télévision, pour lesquelles en cette période le must de l'originalité est de nous pondre un bêtisier annuel voire rétroactif, nous abreuvent de rediffusions à ne plus savoir qu'en faire. Sauf M6, plus douée, qui nous ressert les routes du paradis, ma sorcière bien aimée, madame est servie ou encore la petite prison dans la mairie
toute l'année avec brio et pour encore des siècles et des siècles, amen!
Citons, dans le désordre, le palmarès des rediff filmesques : les gendarmes à st tropez, l'intégrale max pécas, maman j'ai râté l'avion, chérie j'ai rétréci les gosses, et ET l'intégrale des James Bond.
C'est sur cette dernière que nous allons revenir.
Dans mon lit, donc(j'y reviens encore mine de rien), il m'est arrivé plusieurs fois durant cette petite période de break, à des heures plus ou moins tardives, de visionner des James Bond. Mais surtout deux d'entre eux ayant pour représentant actor studioesque Sean Connery (pas de débat philosophique sur les préférences entre les incarnants, c'est pas la question Martine!): "Bons baisers de Russie" et "jesaispluslequel".
C'est dingue avec quelle facilité le sieur se tape un nombre incroyable de nanas!
Mais en observant bien sa "technique" de baiser, une constatation s'impose :
ROGER MOORE EMBRASSE BEL ET BIEN COMME UNE POIGNEE DE PORTE!
Ha non, zut, je m'ai trompé de moore (dur pour l'humoor)
Là c'est mieux
Je n'ai pu m'empêcher de constater qu'il embrassait vraiment mal, ce qui est une offense envers une des seules choses que je sais faire correctement. Et en plus, lui, il est payé pour ca!
Putain d'injustice, on ne devrait pas pouvoir être décemment une star avec si peu d'habileté avec sa langue.
Non mais c'est vrai quoi!
(Et ouais, tout ça pour en arriver là, vive la barragouinage (quoique gouinage m'inspire étrangement))
Phrase du jour : "La terre est gigantesque, elle doit porter un bonnet Z"
PS : tain, mais arrêtez de vouloir rester mes amis, je m'en cogne!